mardi 9 décembre 2014

Pour Rémi FRAISSE, novembre 2014. Jean Baptiste LIBOUBAN

TIR TENDU
CRI dans le val
cri de douleur
souffle la colère
Fleurs de sang
Fleurs de peine
L'HOMOCIDE
privé
public
n'est pas le chemin
de l'écoute
de la justice
du droit
Quelle réponse ?
Quelle réparation ?
On ne tue pas sans conséquence, la vérité
Privé
public, l'homicide : ne paie pas

Viendra un PRINTEMPS
Les ARBRES crieront
Ils envahiront les rues,
les places,
les marchés
DEBOUT,
nous sommes tous les ARBRES
poussés droit
sur le sang
la terre offensée
l'eau détournée
l'air empesté
HOMMAGE Aux ventres creux
A leurs corps décharnés
Aux résistants des quatre vents
Inutiles les armes
Les injures
Les cailloux
Nous ne sommes pas les forces de l'ordre
du jardin terre
Nous sommes les JARDINIERS
nos mains sont nues
nos visages découverts
HONTE à ceux qui font retomber l'opprobre du méfait
sur le dos des défenseurs
déjà les arbres crient
OUI à la VIE
arrêtons le saccage
REMI, frêne du pays
tu n'es pas mort
en nous
tu vis

Pour Rémi FRAISSE, novembre 2014. Jean Baptiste LIBOUBAN

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