lundi 2 février 2015

Sabotage de la journée mondiale des zones humides

 Le dimanche 1 février nous avions décidé de fêter la journée mondiale des zones humides avec des animations sur le site de Sivens. Dès le matin de bonne heure les gendarmes ont occupé les différents accès. un peu plus tard sont arrivés en nombre des agriculteurs favorables à la construction du barrage ils ont verrouillé tous les accès menant au site. Voici le témoignage d'un Maire agriculteur d'une petite commune du Tarn.

Bonsoir,
Souhaitant participer à la journée sur les zones humides pour assister à des animations découverte du milieu et me tenir au courant de l'évolution du projet de barrage de Sivens je me suis rendu au lieu dit Barat. Là, comme d'autres, je me suis vu interdire l'utilisation de la départementale D32 par des partisans du projet de barrage. Je n'étais pas informé de leur présence. Si, après m'être présenté,  j'ai pu débattre avec certaines personnes, je me suis fait insulter et menacer par quelques autres. Menaces verbales et menaces physiques. Certains ont photographiés mon fourgon.
Ne cherchant pas la provocation, je suis retourné directement à Gaillac où j'ai retrouvé d'autres opposants au barrage. Peu de temps après (aurai-je été suivi?) des "pro-barrage" circulaient dans les rues de Gaillac armés de barres en fer, manches de pioches. En tant qu'élu (Maire de St Amancet) j'ai essayé de m'interposer alors qu'ils voulaient s'en prendre à des jeunes. J'ai été à nouveau menacé. Les gendarmes sont intervenus sans désarmer ces hommes. Sous prétexte d'une agression sur un pro barrage (fait à démontrer...) les gendarmes ont tenté de pénétrer à l'intérieur d'un appartement privé où se tenait une réunion.
Quand j'ai rejoint mon véhicule, rue des côtes du Tarn à Gaillac, j'ai constaté que le pare-brise et une vitre latérale avaient été détruites à coup de barre. Les impacts sur le pare-brise ne prêtent pas à confusion.
Accompagné par quelques personnes je suis allé déposer une plainte à la gendarmerie de Gaillac. Quelques minutes après ma sortie des bâtiments de la gendarmerie, les mêmes hommes, armés des mêmes ustensiles, sont arrivés devant la Gendarmerie. Malgré mes appels à l'aide dans l'interphone, les gendarmes ne sont sortis que lors de l'agression d'un journaliste stagiaire qui tentait de prendre des photos. Les gendarmes ont séparé les deux groupes et ont laissé partir les agresseurs. Connaîtra-t-on leurs identités? Seront-ils inquiétés ou attendra-t-on un nouveau drame?
Une sale journée, très inquiétante si des genres de milices (en treillis, aux brassards oranges) peuvent faire régner la terreur dans une ville comme Gaillac.
J'ai été choqué, il y a quelques mois, par la violence développée, et ceci quelque soit le bord. Des opinions différentes concernant un projet de barrage ne justifient aucune violence. Je continuerai à lutter dans ce sens quelque soient les menaces.
Bien cordialement,
Patrick Rossignol

Ferme de séjour "En Rives" Patrick Rossignol St Amancet 81110 Dourgne
 Tel : +33(0)5 63 50 11 21 Mobile : 06 76 46 62 46 
 

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